Startup : Quels sont les obstacles à surmonter pour sa première levée de fonds ? L’exemple de MyMentor

MyMentor propose du soutien scolaire à domicile en garantissant une note à l’élève à la fin de son année scolaire. Avec près de 1.000 heures de cours effectuées par mois, la startup a sécurisé une levée de fonds avec des business angels de la Silicon Valley. Tony, fondateur de MyMentor, revient sur les challenges qu’il a dû surmonter lors du lancement de sa startup au micro de Schoolab pour l’Achievement Party.

Quels sont les premiers challenges concrets qu’une startup doit dépasser pour sécuriser son business ?

L’idée et l’exécution ne font pas tout dans le succès d’une startup. C’est l’expérience qu’a pu faire Tony, fondateur de MyMentor. Fort de ses expériences dans le professorat, il a toujours été passionné par la compréhension des élèves et leur apprentissage. Il décide donc de créer MyMentor en 2013 avec un associé. Mais il s’avère que cette association n’était pas fructueuse. “Quand ça ne se passe plus bien entre ton associé et toi, c’est comme dans un couple, il faut savoir y mettre fin” déclare Tony.

En même temps, MyMentor subit un lancement difficile car il n’y a aucune rentrée d’argent dans l’entreprise. Ces premiers défis ont été cruciaux dans le développement de la startup et c’est grâce à sa vision que Tony a su garder le cap pour mieux rebondir. “Lorsque ton entreprise a besoin de cash mais aussi de l’énergie de ses associés, c’est là qu’il faut se demander quelle est la vision à avoir. Pour moi, ça a toujours été la passion pour mon métier.”

Quelles sont les étapes à passer avant de lever des fonds ?

Pour Tony, il faut savoir se poser des questions concrètes quand on cherche la motivation pour continuer sa startup alors que les résultats financiers ne sont pas au rendez-vous. Il s’est demandé s’il allait avoir des regrets après 5 ans s’il ne continuait pas. C’est comme ça qu’il a rencontré un nouvel associé en 2016 et qu’ensemble ils ont réussi à modéliser la garantie de note pour les élèves de MyMentor. “C’était assez audacieux comme promesse et au début on n’était pas sûrs de nous”.

C’est grâce à l’analyse de données et à l’expérience métier que les intuitions par rapport à l’apprentissage et l’éducation des élèves peuvent être confirmées et analysées. Ainsi, MyMentor a réussi sa première levée de fonds avec des business angels de la Silicon Valley et des serial entrepreneurs. L’équipe est désormais composée de 5 personnes et l’objectif de la startup est de doubler le nombre de cours par mois pour atteindre les 2.000 heures.